Autour de la Maternité

La Maternité est un moment d'une importance capitale.

Autant pour la maman, que pour le bébé, que pour la famille, que pour la société.

Si la Maternité et la Grossesse étaient accompagnées efficacement de manière holistique, c'est à dire en prenant en compte tout les éléments qui les entourent, les complications et les souffrances diminueraient. 

Quand nous évoquons la mise au monde d'un enfant, nous utilisons communément le terme : accoucher, accouchement. Mais que veut dire ce mot ?
Étymologiquement cela veut dire « se coucher ». Un peu réducteur, non ? D’autant plus quand nous savons que la position couchée et notamment sur le dos n'est pas physiologique pour la naissance.
Les formulations type « j’ai accouché cette femme », « mon gynécologue m’a accouchée », sous entendent que le corps des femmes n'a pas cette sagesse de la naissance. Et pourtant, « la femme a tout ce qu’il faut en elle pour enfanter son bébé et le placenta qui vient avec ».
Et si nous utilisions le mot enfanter plutôt qu’accoucher ?
Enfanter, ne sous-entend pas une position. Enfanter, c’est redonner du sens par les mots à la physiologie de la naissance. Et en cela, c’est aussi permettre aux femmes de se réapproprier leur corps, la naissance et leur puissance !
Tout à un sens, et c’est par le choix des mots que nous pouvons redonner la place aux femmes dans le processus de la naissance, celle de leurs enfants et leur propre (re)naissance de femme, de mère.
C’est tout simplement se questionner, s’ouvrir, changer de point de vue, oser déconstruire des croyances. C’est le changement, c’est le mouvement, c’est la vie. C’est le nouveau paradigme de la naissance.

Nous vous invitons à réfléchir aussi à l'’importance de faire un travail énergétique après un accouchement, une fausse couche, après la perte d’un bébé, pour que l’information ne reste pas stockée dans l’utérus, pour que la femme puisse s’en libérer, faire de la place pour une éventuelle autre grossesse et réparer les traumatismes de l’accouchement, faire en sorte que les flux puissent circuler librement.

Les bébés qui veulent s’incarner aujourd’hui amènent les femmes à faire un travail sur elles afin de se libérer émotionnellement des mémoires et des croyances pour pouvoir venir. D’où beaucoup de soucis de procréation sans réelles causes médicales. 

Nous constatons bien malheureusement à quel point avoir un enfant sans difficulté est une chose précieuse et presque rare. Entre les cycles douloureux (syndromes pré-menstruels, endométriose, …) les moyens de contraceptions  aux effets secondaires, les problèmes de conception, l’attente, les fausses couches, les accouchements traumatisants, … quelles souffrances !

Voici quelques pistes pour vous accompagner, pour préparer et vivre au mieux ce moment si particulier.

Les différents lieux de naissance

En France nous pouvons enfanter, en maternité (privé : clinique, ou public : hôpital), en plateau technique en maternité, en maison de naissance ou à domicile assisté ou non, parce que choisir où accoucher est un droit !


Maternités : L’accouchement en maternité est le plus connu, le choix entre une maternité privé ou public appartient à chaque couple, et c’est peut-être le critère de la localité qui primera.


         En Alsace, voici les différentes maternités :


Haut-Rhin

Altkirch :

  • Centre hospitalier de Saint Morand (niveau 1)

Colmar :

  • Hôpital Albert Schweitzer (niveau 1)

  • Pôle Mère Enfant Pasteur II

Mulhouse :

  • Clinique du Diaconat Fonderie (niveau 2a)

  • Hôpital Femme Mere Enfant (niveau 3)

Thann :

  • Centre hospitalier Saint Jacques (niveau 1)


 

 

 

 

 

Plateau technique : Enfanter en plateau technique, c’est mettre son bébé au monde en maternité, avec toutes les infrastructures présentes, avec l’aide de sa sage-femme libérale. Enfanter en plateau technique permet de bénéficier du suivi global avec une sage-femme et donc de nouer un lien de confiance tout au long des mois de grossesse jusqu’au jour de l’accouchement.
Pour autant cette option ne s’adresse pas à toutes les grossesses, il y a des critères pour que ce soit possible, au-delà du fait de trouver une sage-femme qui a accès à un plateau technique en maternité.


Maisons de naissances
Une maison de naissance, c’est un lieu pour donner naissance à son enfant. En maison de naissance, la totalité du suivi, grossesse et accouchement se fera par des sages-femmes. Il n’y a ni gynécologue, ni anesthésiste… Ce suivi est dit global. La plupart du temps les SF fonctionnent en binôme ou trinôme, ce seront donc ces 2 ou 3 SF que vous rencontrerez tout au long de votre grossesse et en post-partum, et l’une d’entre elles (parmi le bi/trinôme) sera présente pour votre accouchement.
Le fonctionnement d’une maison de naissance est autonome. Dans le cadre de l’expérimentation débutée en 2015 chacune des 8 maisons de naissance de France est attenante à une maternité.
Pour accoucher en maison de naissance, il faut avant tout vouloir donner naissance à son enfant de manière naturelle, et notamment sans péridurale. Il y a également des prérogatives indispensables pour que ce soit envisageable et d’autres critères seront réévalués tout au long de la grossesse jusqu’à l’accouchement, jusqu’au jour J.


En Alsace il existe Manala, la maison de naissance de Sélestat.
www.manala.fr

 


Accouchement à domicile
Peu de sage-femme pratiquent les AAD de nos jours sur la totalité des sages-femmes libérales.

Vous trouverez ici une liste mise à jour régulièrement : Liste des SF AAD

« Tout est dit dans le titre », un AAD (Accouchement Assisté à Domicile), c’est enfanter chez soi, avec la présence d’une sage-femme qui aura suivi toute votre grossesse et qui sera là pour l’après. Comme pour l’accouchement en maison de naissance il existe des critères pour que cette naissance soit envisageable. Et comme le dit si bien Isabelle Deputier, dans le podcast de La Matrescence (vous y trouverez plus amples informations), un AAD ça se valide jusqu’à la dernière minute que ce soit par la sage-femme (d’un point de vue plus médical) mais aussi par les parents (chacun a le droit de changer d’avis).


Certaines femmes font aussi le choix d’un ANA, accouchement non assisté.

Bas-Rhin

Haguenau :

  • Centre hospitalier de Haguenau (niveau 2b)

Saverne :

  • Centre hospitalier Sainte Catherine (niveau 2a)

Sélestat :

  • Centre hospitalier de Selestat (niveau 1)

Strasbourg :

  • Clinique Sainte-Anne (niveau 2b)

  • Clinique Rhéna (niveau 1)

  • Hôpital de Hautepierre (niveau 3)

  • Centre Médico Chirurgical et Obstétrical CMCO (niveau 2b)

Wissembourg :

  • Centre hospitalier intercommunal de la Lauter

 

Accoucher sur le dos est devenu extrêmement courant. Quand on demande à nos amies, soeurs, mères, grand-mères, on se rend compte qu’elles ont pour la majorité accouché ainsi. Pourtant dans les populations autochtones, chez les peuples premiers, les femmes n'accouchaient pas spécifiquement couchées sur le dos. Ces femmes n’ont pas appris à accoucher. Elles n’ont pas eu de préparation à l’accouchement. Elles faisaient appel à leurs sens, à leur instinct, et prenaient donc des positions confortables et soulageantes pour elles. Parce qu’une femme qui accouche avec comme seules contraintes celles de son corps, sait choisir la position la plus antalgique pour elle. Elle peut en changer aussi souvent que cela est nécessaire, quand elle en sent le besoin.

 

De nos jours, pour diverses raisons, l’accouchement est devenu très médicalisé. Tel qu’est le système aujourd’hui, les femmes en oublient de se connecter à leur sens, ou ne savent plus comment le faire, ou on ne leur permet plus de le faire. La position d’accouchement couchée sur le dos utilisée à l'hôpital, permet un accès direct avec plus de facilité au périnée de la femme, et donc au bébé, pour le personnel médical. Si cette position est choisie par la femme, elle est alors parfaite. En cas d’urgence, cette position peut s'avérer nécessaire pour le bien-être du bébé et de la maman. Mise à part dans ce cas spécifique, chaque femme sait profondément accoucher, et choisir sa ou ses positions d’accouchement. Chaque femme est une femme sauvage qui sait ce qui est bon pour elle et pour son enfant. Chaque femme est capable de suivre son instinct. Chaque femme sait, au plus profond d’elle même, si elle veut accoucher couchée sur le dos, sur le côté, accroupie, assise, debout, à quatre pattes, ou dans n’importe qu’elle autre position…Tant qu’elle la choisit, et tant qu’elle le sent, cette position est juste.

 

Voilà quelques exemples qui mettent en lumière les avantages de chacune de ces positions. L’intention n’est pas que chaque femme apprenne ces positions pour le jour J, mais plus qu’elle prenne conscience que ce qui est bon pour elle, le sera pour le bébé.

les positions de naissance

 

Accoucher sur le dos ou position dite gynécologique.

  • Les avantages. Cette posture donne facilement accès au périnée. 

  • Les inconvénients. Tout le poids de votre utérus repose sur les lombaires et le coccyx. D’où très souvent de fortes douleurs dans les reins. De même, les vaisseaux, et particulièrement la veine cave qui achemine le sang vers le cœur, ont tendance à être écrasés. Résultat, vous êtes mal oxygénée et parfois pas très loin du malaise… Enfin, le sacrum, l’os qui relie la colonne au bassin, lui aussi victime du poids de l’utérus, manque de mobilité et peut donc gêner la progression de votre tout-petit.

  • Conseil : c’est une position à adopter sans hésiter si votre bébé manifeste le moindre signe de souffrance. C’est également la plus adaptée au moment de l’expulsion… mais pas forcément idéale tout au long du travail.

 

Accoucher sur le côté

  • Pour plus de confort, vous pourrez replier la jambe supérieure vers votre poitrine et légèrement la surélever avec un petit coussin.

  • Les avantages. Accouchée sur la gauche, vous libérez la veine cave : vous et votre bébé récupérez une bonne oxygénation. Autre possibilité, vous optez pour le côté opposé à celui où est positionné le dos de votre bébé : demandez à la sage-femme de vous renseigner. Ainsi, la tête de votre tout-petit ne sera plus en appui sur votre coccyx et votre colonne ne sera plus secouée à chaque contraction. Intéressant pour celles qui accouchent sans péridurale.

  • Les inconvénients. A vrai dire, il n’y en a pas ! 

  • Conseil + : n’hésitez pas à tester cette position dès le début du travail et même à la conserver pendant l’expulsion. Beaucoup de femmes la trouvent très confortable et aussi rassurante.

 

Accoucher debout

  • Les avantages. Tout d’abord, vous gagnez du temps. Deuxième bonne nouvelle : vous souffrez moins. Marcher, bouger, se balancer, autant de mouvements qui décontractent et favorisent la production d’endorphines, des alliées contre la douleur.

  • Les inconvénients. Un « marathon » rigoureusement interdit à toutes celles dont la poche des eaux s’est fissurée dès le début du travail. A éviter aussi si votre tout-petit souffre pendant les contractions, car la surveillance par monitoring s’avère impossible (sauf si la maternité est équipée d’un appareil ambulatoire). Et, bien sûr, pas de péridurale tant que vous crapahutez !

  • Conseil + : si votre bébé va bien, voyez avec la sage-femme s’il est possible de vous poser le monitoring par intermittence, par exemple toutes les quarante-cinq minutes, et de vous laisser libre de vos mouvements entre-temps

 

Accoucher assise

  • Vous pouvez choisir de vous asseoir sur un gros ballon, les mains en appui sur le lit et d’effectuer des petits mouvements circulaires avec votre bassin.

  • Les avantages. Le ballon d’accouchement est un outil idéal pour masser la zone périnéale et la détendre. Et aussi pour entraîner votre bassin dans une jolie « danse » susceptible de faire descendre plus facilement votre petit hôte ! Quant à l’assise à califourchon, elle vous impose d’écarter les jambes : une posture qui facilite l’ouverture des os du bassin. Dans tous les cas, pensez à vous pencher en avant afin de libérer la pression sur vos lombaires.

  • Les inconvénients. Mieux vaut éviter le ballon si vous avez pris un peu trop de poids et ne vous sentez pas très à l’aise dans votre corps. Une perte d’équilibre est vite arrivée…

  • Conseil + : cette position devrait vous satisfaire si vous êtes trop fatiguée pour rester debout. Sur votre ballon ou votre chaise, vous pouvez vous reposer sans perdre tous les bénéfices de la verticalité

 

Accoucher accroupie

  • Si besoin, prenez appui sur le lit avec vos bras. Pensez à disposer un coussin sous vos fesses en cas de chute, on ne sait jamais !

  • Les avantages. C’est la « deux en un » par excellence, car elle cumule les avantages des stations debout et assise ! Verticalité et bénéfice de la pesanteur conjugués à l’ouverture du bassin grâce aux jambes bien écartées. Le « plus » ? Il a été prouvé que la musculature des membres inférieurs exerce une contre-pression qui augmente la force expulsive.

  • Les inconvénients. Attention, cette position sollicite énormément le périnée. Si le vôtre n’est pas très souple et souffre d’œdèmes, mieux vaut renoncer : vous courez le risque d’un déchirement. Et autant en être consciente, seules les sportives aux cuisses bien musclées parviendront à tenir cette posture un brin acrobatique !

  • Conseil + : si vous tenez vraiment à accoucher accroupie, préparez-vous sérieusement ! Durant la grossesse, faites régulièrement des mouvements de pédalo, allongée sur votre lit, pour délier les articulations des genoux. Le plus souvent possible, entraînez-vous à vous accroupir et vous relever en douceur. Si votre compagnon est là pendant l’accouchement, il pourra vous aider en vous soutenant sous les aisselles

 

Accoucher à 4 pattes

  • Les Avantages : Cette position réduirait les douleurs des contractions car elle libère le sacrum du poids de l’utérus. Elle profite de la pesanteur de qui facilite le placement du bébé dans la bonne direction.

  • Les inconvénients : Ces positions peuvent être fatigantes en fin de travail pour les mains, les genoux et les poignets. Elle est déconseillée aux femmes qui ont peu de tonus abdominal.

la rééducation périnéale

Ce terme de « rééducation périnéale » utilisé couramment est peut-être mal choisi. Ces mots peuvent paraître abruptes et effrayants. Quand on rééduque, on ré-éduque. Ce qui sous entend qu’on a déjà éduqué. Pourtant de nombreuses femmes apprennent qu’elles ont un périnée une fois qu’elles ont accouché. Le périnée n’a jamais été éduqué. Il n’a d’ailleurs aucune raison de l’être. 

 

Le périnée fait partie intégrante de notre corps. Il est présent dans tout moment de notre vie, et s’adapte à chacune des activités pratiquées. En quelques sortes, il vit, et se meut en nous au grès de nos mouvements, et de notre respiration. 

Certaines femmes se sentent coupées de leur périnée. C’est une partie de leur corps qu’elles ne sentent pas, qu’elles ne rencontrent pas, et qu’elles ignorent. Le périnée était encore très récemment lié au tabou de l’intime. On ne parlait pas de nos parties intimes qu’elles soient internes ou externes, ni de sexualité. C’était quelque chose de honteux, malpoli, ou parfois sale. Liées à ce tabou qui a parfois aussi entraîné un manque de connaissances, nos parents, nos proches, nos instituteurs n’ont pas toujours su expliquer, ni parler naturellement de nos organes dits « intimes ». Ainsi, suivant l’éducation et les expériences de vie passées (traumatismes, abus) et présentes en lien avec leurs sexes, les femmes peuvent nier involontairement ou volontairement leur sexe et leur périnée.

le projet de naissance

Que contient le projet de naissance ?


Fruit d’une réflexion personnelle, le projet de naissance est propre à chaque couple de parents. Il peut prévoir tous les aspects de l’accouchement, qu’il soit physiologique ou médicalisé. Il mentionne vos souhaits concernant :

  • La personne qui va vous accoucher (sage-femme, obstétricien, si vous souhaitez rédure l’équipe au strict minimum pour préserver votre intimité.. ),

  • Le lieu de votre accouchement (à domicile, hôpital publique, clinique privée, en salle /plateforme nature…),

  • Les gestes médicaux qui peuvent, et ne peuvent pas, être réalisés sur vous-même et votre enfant ; (toucher vaginaux, appuis sur le ventre, rupture imposé de la poche des eaux, toilette et mesure du bébé trop rapidement..)

  • Le déroulement du travail (marcher jusqu’au moment de la poussée, anti douleur autre que la péridurale, ou refus de la péridurale et demande de soutien dans ce sens, ou demande de faible dose,  refus d’injection d’ocytocine ou tout autre molécule chimique déclenchant ou accélérant le travail …) ;

  • L’accouchement (accoucher dans la position que vous souhaitez, réclamer la présence du papa en cas de césarienne, refuser les forceps, refuser l’épisiotomie, repousser le moment de couper le cordon …) ;

  • La délivrance ; (demander la délivrance naturelle..)

  • L’accueil et les soins du bébé ; ( toilette, et mesure du bébé repoussé voir refusé, prise de médicaments, accueil en peau à peau avec papa si maman est indisponible)

  • L’allaitement (demander un contact peau à peau et une mise au sein du bébé dès sa sortie, refuser ) ;

  • Le séjour à la maternité.

  • Le retour à domicile. (demander une sortie plus rapide)


Lorsque vous rédigez votre projet de naissance, vous n’êtes pas obligé de penser à tous les détails. Vous pouvez faire des demandes le jour de l’accouchement. Par ailleurs, gardez à l’esprit qu’un accouchement est souvent fait d’imprévus. L’équipe médicale pourrait prendre des décisions, non prévues initialement, pour préserver la santé de votre bébé ou la vôtre. Essayez donc de penser à des alternatives pour vous éviter des déceptions le jour J.


Comment rédiger votre projet de naissance ?

 

Dès le début de votre grossesse, vous pouvez commencer à écrire votre projet de naissance, et le faire évoluer ensuite. Bien qu’il existe des modèles disponibles sur internet, essayez de vous en passer afin de rédiger un texte à votre image.
 

  • Faites d’abord une liste de questions : Commencez l’élaboration de votre projet de naissance en listant les questions que vous vous posez sur les différents aspects de l’accouchement. Cela vous servira de base pour la rédaction de votre texte.

 

  • Rédigez votre projet de naissance. Vous pouvez bâtir votre projet de naissance selon le plan suivant :

    • Une introduction expliquant les raisons de votre démarche ;

    • Une première partie abordant vos souhaits pour votre accouchement et la venue de votre bébé ;

    • Une deuxième partie prévoyant les cas particuliers, et ce que vous accepteriez dans de telles situations ;

    • Une troisième partie portant sur l’allaitement et le séjour à la maternité.


Soignez vos formulations afin de ne froisser personne. Restez bienveillante dans vos propos, l’équipe médicale ne doit pas se sentir agressée.
 

  • Échanges avec l’équipe médicale : Une fois le premier jet de votre texte écrit, présentez-le à votre sage-femme ou à votre médecin. Ces derniers vous donneront leurs avis en vous indiquant ce qu’il est possible de faire ou ce qui est trop risqué. N’hésitez pas à modifier votre texte en conséquence. Dans sa version finale, faites-le signer par l’équipe médicale.

 

Communiquez votre projet de naissance

 

Votre projet de naissance signé, vous n’avez plus qu’à le communiquer aux personnes susceptibles d’être présentes le jour de votre accouchement.

Pensez à en faire une synthèse et à la glisser dans votre dossier médical. Cela sera utile si l’équipe médicale présente le jour J n’a pas pris connaissance de votre projet de naissance avant.

Pour conclure, rédiger un projet de naissance permet d’anticiper votre accouchement et d’ouvrir le dialogue avec votre médecin. C’est un bon moyen de reprendre le contrôle de cet événement intime qu’est la venue au monde de votre bébé. Si cet article vous a été utile, faites-le passer à d’autres futurs parents !

Le projet de naissance est un texte que les parents rédigent pour énoncer leurs désirs lors de la naissance de leur enfant.

 

... En quelques mots

 

Les projets sont présentés par les parents lors de la grossesse à la sage-femme ou à l'obstétricien qui les suit. Ils sont discutés et commentés pour aboutir à un accord et sont ajoutés au dossier. Ils n’ont aucune valeur juridique mais plutôt un document qui permet d’échanger avec l’équipe sur ses choix.


Ce projet concerne les différentes étapes de l'accouchement physiologique ou médicalisé (travail, naissance, soins au bébé, soins à la mère, délivrance du placenta, allaitement, présence d'autres personnes, accueil du bébé, personnalisation de l'événement...) et peut comporter également un volet en cas d'imprévus (transfert, césarienne...).


Il s'adresse à tous les intervenants autour de la mère, de l'enfant et de la famille. La femme a le droit d'être informée et de participer à la prise de décision des interventions faites sur elle ou sur son enfant.


Certaines maternités en France proposent désormais un projet de naissance standard aux femmes qui vont accoucher, mais cette pratique reste encore rare.


N'oubliez pas cependant que la seule chose que vous pouvez prévoir avec certitude, c'est que la naissance vous réserve toujours des imprévus

L'ostéopathie

On ne dit pas assez combien devenir mère peut être compliqué. Les futures mamans ont besoin de douceur et d'être choyées.
 

Un Blessing Way qu'est-ce que c'est?


C'est une tradition qui provient des Indiens Navajo (mais que l'on retrouve sous différentes formes/noms dans pleins de cultures). C'est une cérémonie pour célébrer la femme, pour l'accompagner dans son aventure, l'encourager, lui montrer du soutien et notre
attachement. 
Organisé par une doula, une accompagnante du féminin ou ses amies, traditionnellement entre femmes, dans une atmosphère relaxante, en cadeau surprise pour la femme enceinte ou bien en collaboration avec elle pour qu’elle puisse exprimer ce dont elle aurait besoin lors de cette célébration.
Un Blessing Way est un rite de passage, c’est l’occasion de remettre du sacré dans nos vies l’espace d’un instant. C’est acter notre soutien et honorer la femme par des gestes, des chants, des rituels…


Par exemple :

  • confectionner une couronne de fleurs (avec des fleurs glanées par chacune),

  • faire un collier qu’elle portera pour l’accouchement (ou chacune y amène « sa pierre »),

  • peindre pour magnifier le ventre ou le mouler avec du plâtre pour en garder le souvenir et conscientiser ces changements,

  • échanger autour d’un cercle de femmes pour parler de son vécu,

  • masser, coiffer pour prendre soin d’elle…

 

Les baby shower ont la côte mais un Blessing Way c'est une bouffée de bien-Etre avec une dimension plus spirituelle et moins marketing. Une grossesse ne met pas seulement un bébé au monde. À chaque grossesse, une femme (re)naît.


Alors un Blessing Way c'est inonder d'amour et de bienveillance une maman plutôt que de cadeaux. Bébé ce dont il aura le plus besoin en venant au monde c'est d'une maman épanouie plutôt que de supers gadgets !

Blessing Way

La grossesse et le préconceptionnel
 

Et si la première consultation importante remontait à avant l’accouchement et avant la naissance d’un enfant ?
Pour votre enfant avant sa naissance, il y a sa vie in-utéro, si importante. Une consultation pendant la grossesse ne profite pas que pour maman. Consulter pendant la grossesse, c’est prendre soin de soi, préparer le terrain pour l’accouchement, et agir en prévention pour le bébé.
La grossesse est une période si particulière que ce soit sur le plan physiologique ou émotionnel. L’ostéopathie peut vous aider à soulager vos maux de grossesse (douleurs de dos, constipation, reflux gastrique, troubles du sommeil, douleurs ligamentaires…) ou tout simplement accompagner votre corps dans tous ses changements même si aucun symptôme ne se manifeste.
Mais le commencement c’est encore avant cela ! Oui préparer le terrain avant une grossesse peut aussi être très intéressant. Que ce soit dans une démarche « préventive » sans troubles de la fertilité ou bien en accompagnement d’une démarche de PMA (aide médicale à la procréation).
Dans ce monde où nous voulons « tout, tout de suite maintenant » nous oublions que le chemin à parcourir est plus riche en enseignements que le sommet atteint. Une grossesse, le choix de devenir parent, est un chemin initiatique, qui peut demander au corps et à « l’esprit » d’être prêt.
Et si « se préparer », et si apporter de la conscience dans ce choix et tous les changements qui l’accompagnent, permettait de concevoir en toute simplicité et facilité et de vivre une grossesse et un accouchement plus sereinement ?

 

Et sinon, après l’accouchement ?
 

Une fois de plus tout dépend de l’accouchement. Au-delà des faits, c’est plutôt dépendant de votre vécu (maman, papa, bébé) de celui-ci. Pour répondre à la question la plus fréquente, non il n’est pas nécessaire d’attendre un délai. Pour autant il n’est pas toujours nécessaire de consulter dès les premiers jours que ce soit pour maman ou pour bébé.

 

  • Pour bébé

 

Le cas particulier de l’allaitement
Les troubles de l’allaitement sont à mon sens le seul motif pouvant justifier des consultations en maternité, donc en moyenne entre J1 et une semaine de vie du bébé.
La posture in-utéro de bébé ou les conditions d’accouchement peuvent perturber la fonction de la succion ou la bonne prise du sein (ouverture de la bouche, positionnement au sein…) entraînant des difficultés dans la mise en place de l’allaitement.
A savoir que même si l’ostéopathie n’est pas la solution miracle pour tous les troubles d’allaitement, elle représente une réponse efficace et rapide pour nombre d’entre eux.
La sensibilité à la douleur est subjective, et certaines femmes peuvent avoir plus de douleur que d’autres, en lien avec la finesse de leur peau par exemple. Pour autant dans la quasi majorité des cas lorsqu’une femme souffre de crevasses cela est lié à un trouble de la succion ou de la prise du sein.
Je vous conseille donc face à des difficultés d’allaitement de prendre un rdv le plus rapidement possible. Pour que l’on puisse, de concert avec les autres professionnels vous accompagnant dans votre allaitement (sage-femme spécialisée en lactation, doula, leche league…), favoriser sa pérennité dans un contexte le plus apaisé et simple possible.


Les autres situations
Dans un contexte de naissance physiologique sans complications et sans symptômes chez votre bébé je vous conseille de consulter pour faire un bilan à ses 3 semaines.
Par contre, dans un contexte de naissance avec « complications » (forceps, ventouse, accouchement très long ou très rapide, souffrance fœtale, césarienne en urgence, présentation par le siège ou la face, vécu traumatique…) ou en présence de symptômes (régurgitations, coliques, mauvais positionnement de la tête…) je vous conseille de consulter dès que cela est possible.

Liste non exhaustive des motifs de consultation

  • Se cambre en arrière quand vous le prenez dans les bras, lors de la tétée, ou lorsqu’il dort

  • Est raide avec les bras et les mains crispés

  • Ne dort pas ou mal

  • Pleure beaucoup

  • Digère mal et est agité après la tétée ou le biberon (régurgitations, reflux, coliques)

  • Est tombé (après une visite médicale et d’éventuels examens complémentaires)

  • Tourne/dort la tête toujours du même coté

  • A des otites, bronchiolites à répétition ou une respiration ronflante

  • Pour maman

Une fois que bébé est né il est souvent plus difficile pour une mère de prendre du temps pour elle. Tout le comportement sociétal et ce transfert souvent radical d’attention centrée sur la femme pendant la grossesse, puis sur le bébé dès la naissance, ne les aide pas à
s’autoriser à prendre soin d’elle.
De quoi votre bébé a-t-il le plus besoin ? Ne serait-ce pas d’une maman en forme et présente pour lui ? Et si vous demandiez une consultation d’ostéopathie pour maman et pour bébé sur votre liste de naissance ?
Que vous ayez bien vécu ou peut être moins bien votre accouchement, il représente dans tous les cas un gros bouleversement pour votre corps. Le corps de la femme est fait pour enfanter oui mais la médicalisation de l’accouchement et la « solitude » des mères après la naissance ne sont pas des conditions favorables pour une bonne récupération du corps.
L’accouchement est souvent perçu comme la fin de la course pour une femme qui entre dans son 9 ème mois de grossesse, est pourtant, ce n’est que le début ou la poursuite du marathon !
Même si nous ne parlons pas beaucoup dans notre société de l’importante des 40 premiers jours après la naissance (cf livres : Le mois d’or / Bien vivre son 4 ème trimestre) il est important de rappeler que le post partum est une étape clé que nous ne devons pas négliger pour l’épanouissement d’une mère et de son enfant.


L’ostéopathie peut être une des solutions, en consultant 4 à 6 semaines après votre accouchement (ou avant si une douleur est présente), pour vous accompagner dans ces changements morphologiques, physiologiques, hormonaux et émotionnels.
Être enceinte / avoir accouché, mon bébé est dans mon ventre / mon bébé est dans mes bras. Ces faits-là sont certes binaires, mais pour le corps lui, rien ne l’est. Une fois que vous avez accouché votre bébé n’est plus dans votre ventre, et bien que certaines naissances soient longues, il faudra toujours plus de temps, que le temps d’un accouchement, pour que votre utérus reprenne sa place, que vos hormones de grossesse s’équilibrent, que votre bassin se referme et plus généralement que toute votre posture se ré-équilibre.

 

Connaissez-vous l’adage « 9 mois pour faire 9 mois pour défaire » ? Il exprime clairement cette nécessité de considérer avec plus d’attention cette période du post-partum et de continuer à prendre soin de soi.

le sauna vaginal

Sauna vaginal en post partum 

 

Le sauna vaginal peut être pratiqué juste après l’accouchement. Il a de nombreux bénéfices. Il permet de désinfecter les cicatrices et les plaies. Il nettoie les résidus restés à l’intérieur de l’utérus. Il tonifie le vagin et l’utérus. Il aide aussi à faire circuler le sang et les énergies dans la région pelvienne. 
Mais c’est aussi un moment d’une grande douceur pour la nouvelle maman. 

Après une grossesse de plusieurs mois, suivie d’un accouchement, le périnée a du s’adapter à des forces beaucoup plus élevées qu’habituellement. Ces forces de soutènement dues au poids et à la gravité, et d’étirement dues au passage du bébé et aux poussées, ont induit des modifications, le plus souvent transitoires, du périnée.

C’est pourquoi il est important de rencontrer un thérapeute tel qu’un(e) kinésithérapeute, ou un(e) sage femme, à partir de deux mois après l’accouchement. Il n’est pas nécessaire de commencer plus tôt. Pendant la grossesse et quelques mois après, le corps sécrète une hormone qui favorise la détente des muscles et des articulations, qui permet des modifications du corps et ainsi le passage du bébé avec plus de facilité. Ce temps est aussi nécessaire pour permettre à l’utérus, au périnée, et à l’abdomen de commencer le retour vers leur position initiale.

Peu importe le thérapeute choisi, la rééducation périnéale commence toujours par un bilan qui met en lumière les éventuels dysfonctionnements périnéaux, abdominaux, posturaux et respiratoires. Le bilan est constitué d’un interrogatoire, d’une observation, d’un bilan abdominal et manuel interne du périnée. Il permet d’avoir une base sur laquelle s’appuyer pour débuter le travail entre la patiente et le thérapeute.

Les techniques utilisées sont diverses : le travail manuel, l’utilisation d’une sonde vaginale,  la visualisation, la rééducation abdomino-diaphragmatique, et posturale. Un travail global est le plus pertinent. Il permet la compréhension et la conscience corporelle, et ainsi une juste intégration de son périnée dans sa vie quotidienne.

 

Ce serait plus approprié de remplacer le terme « rééducation périnéale » par « prise de conscience périnéale ». Lors de la rééducation périnéale, le thérapeute va aider la femme à prendre ou reprendre conscience de son périnée. 

 

Mesdames votre périnée n’a pas besoin d’être très tonique, mais d’être mobile et conscient !

Nous suivre

  • Facebook - White Circle
  • Instagram - White Circle
  • Twitter - White Circle

​© 2018 par Au Coeur des Femmes